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Rooms – Katholiek lekenforum

Le prix de la liberté

 

Combien de héros auront-ils déjà donné leur vie pour la «liberté», ou pour leur «convictions», ou pour des idéaux qui pour une raison ou une autre ne rentraient pas dans la norme de ceux qui édictaient les règles de là et quand ils vivaient ? Combien de personnes justes et idéalistes les suivront-elles encore dans la mort ? Quel est le pourcentage des martyrs tombés qui à titre posthume ont obtenu une certaine reconnaissance, ou une mention historique permanente dans nos manuels scolaires et nos encyclopédies ? Des statues, nous n'en parlons pas ici, car les monuments qui ornent nos rues et nos places s'y trouvent généralement en l'honneur de célébrités qui ont vécu de manière assez prospère, sont morts tranquillement dans leur lit et / ou ont bénéficié de funérailles exceptionnelles.

Ne recherchez aucune logique ou rationalité dans notre façon d'aborder le passé. Ceci aussi est déterminé par le pragmatisme, les considérations politiques, les coutumes sociales, les tabous ou les circonstances. La science historique est importante et nécessaire, mais ce n'est pas une science positive ou exacte. Sa qualité dépend principalement des possibilités de liberté d'expression et de libre examen. Mais malheureusement, l'histoire est en grande partie écrite dans des conditions de non liberté, même l'histoire de la liberté et même dans nos démocraties modernes.

Sous la devise «Liberté, Égalité et Fraternité», la foule a pris d'assaut la Bastille en 1789 et a commencé la Révolution française, avec comme résultat la privation de liberté à grande échelle, les massacres de masse et un totalitarisme impitoyable. Le mot liberté sonne bien, mais est chargé d'ambiguïté. La liberté de l'un est souvent au prix de la suppression de liberté de l'autre, et un comportement soi-disant libre ressemble souvent à une forme vulgaire de dépendance. Pourtant, l'aspiration à la liberté est indestructible et aussi vieille que l'humanité. Elle peut même être plus forte que l'instinct de survie. L'homme est en effet créé pour cela, et beaucoup sont prêts à payer un prix très lourd pour elle.

On peut comparer la liberté avec l'eau. Les deux sont des éléments de base essentiels, celle-ci pour l'être humain corporel et celle-là pour sa dimension spirituelle. Comme l'eau, la liberté peut prendre différentes formes : sublimée de manière extatique bien au-dessus de la réalité terre-à-terre, rigidifiée dans une glaciale obsession impitoyable, emportant tout comme un torrent furieux de montagne, apaisée comme un lac serein riche de nourriture pour les humains, les plantes et les animaux, ou vaste comme un océan avec des horizons pleins d'appels et de promesses. Quoi qu'il en soit, les gens en sont assoiffés et privés de toute forme de liberté nous subissons une déshydratation spirituelle mortelle.

Dieu a créé l'homme pour la liberté, afin de lui donner la chance de répondre à Son amour. Le véritable amour, digne de ce nom, ne peut en effet se développer et s'épanouir qu'en pleine liberté. Mais qu'est-ce vraiment que la liberté et à quel point un homme est-il libre ? Cela signifie-t-il que l'homme à tout moment soit capable et ait la permission de faire ce qu'il veut ? Nous ne comprenons que trop bien qu'il y a plein de limites à notre liberté. Celle-ci ne se heurte pas seulement contre le mur de nos capacités physiques et mentales limitées, mais elle nous confronte en permanence avec les conséquences de nos libres choix et avec le fait qu'ils excluent d'autres possibilités. L'expérience de la liberté ne garantit pas non plus un bonheur durable. Mais une relation précieuse avec les nombreuses possibilités qui s'offrent à nous, doit nous mener à un plus grand bien-être et à une paix intérieure.

Cet état est uniquement accessible en harmonie avec la création, son but et son Créateur. En d'autres termes, nous ne pouvons être vraiment heureux, que si notre libre arbitre est conforme à la volonté de Dieu. Nous pouvons comparer la politique de liberté de Dieu avec celle de nos États démocratiques. Dans ceux-ci, tous les citoyens sont en principe libres, mais seulement ceux qui sont le mieux adaptés aux innombrables lois, règlements et directives qui prévalent, pourront bénéficier de manière optimale de leurs libertés restantes. Dieu est un super démocrate, qui a seulement donné à l'homme un nombre limité de commandements. Le but de cela n'est pas de restreindre l'homme, pour lui faire sentir qui est le patron, mais pour lui indiquer le juste chemin vers son plein potentiel, dans le labyrinthe complexe des libres choix.

Dieu a créé un être fait pour la liberté. Cette décision Divine a conduit à une création dans laquelle Il ne se manifeste que de façon indirecte et discrète (en termes humains, nous pourrions parler d'un «prix»). Il ne montre que de façon sporadique un aperçu de sa toute-puissance au moyen de miracles. Par conséquent, nous ne pouvons apprendre à connaître notre Créateur que par la foi, et la vraie foi est fondée sur un libre arbitre (pas sur la peur, comme le prétendent les athées).

La forme de liberté la plus élevée et la plus pure est celle des "enfants de Dieu". Le prix en a été payé avec le sang de Celui qui nous a montré l'exemple le plus haut et le plus fructueux de liberté spirituelle. Ses disciples approchent intérieurement le mieux l'état d'harmonie libre dans lequel les ancêtres de l'humanité vivaient à l'origine. Cela ne se présente pas comme une forme d'arbitraire indéterminé, mais c'est le résultat d'un choix cohérent et ciblé, de volonté et de foi. En toute liberté, ils ont rejoint le camp de l'amour, de la vie et de la vérité et se sont coupés de tout ce qui le contrarie. Ils sont prêts, si nécessaire, à en payer le prix à leur tour, avec l'aide de Dieu.

I.V.H.

 

 

Le journal paroissial publie une hérésie louvaniste

 


Le « journal paroissial » flamand Kerk en Leven (K&L) a réussi une fois de plus à promouvoir la confusion en matière de foi, grâce à Kristof Struys, enseignant de théologie à la KU Leuven et au séminaire Jean XXIII à Louvain. Voici un extrait du texte en question, publié dans K&L du 10-4-2013, p. 17, « Questions religieuses. Demandez-le à Théo », concernant la crucifixion de Jésus :

... Au fil de l’histoire, la crucifixion fut parfois comprise comme étant un sacrifice expiatoire : par ses péchés, l’homme a profondément déçu Dieu, à tel point même que Dieu peut et veut seulement pardonner ce comportement coupable à condition qu’un sacrifice incroyablement important lui soit fait. L’homme est toutefois incapable de faire un tel sacrifice à Dieu. Dans cette logique, ce serait la volonté de Dieu que Jésus meure sur la croix et se sacrifie pour les péchés des hommes.

D’après une conception théologique plus moderne, la crucifixion de Jésus ne relève pas de la volonté du Père. Dieu n’a ni voulu par principe, ni prévu systématiquement la mort de Jésus sur la croix. La crucifixion est tout d’abord un signe de l’incrédulité et du péché des hommes qui, eux, n’arrivaient pas à bien comprendre le caractère radical de l’amour de Jésus. Du temps de Jésus, certaines instances continuaient cependant à placer la Loi au-dessus de l’homme. Dans l’esprit du théologien moderne, la crucifixion est donc aussi bien un signe du « non-amour » de l’humanité, que de l’amour radical de Jésus pour l’homme.

La mort sur la croix est ensuite également un signe de l’amour du Père : dans sa toute-puissance, Dieu aurait pu interrompe le chemin d’amour de Jésus. Il ne l’a cependant pas fait. Il a donné à Jésus la liberté d’accomplir ce chemin d’amour, même si Celui-ci devait payer cela de sa vie. La crucifixion ne relève donc pas de la volonté de Dieu, mais elle est un signe de l’amour que Dieu voue à la vie de Jésus. Le sacrifice salutaire de Jésus adresse un appel à tout croyant.

Si cela est un exemple de l’enseignement théologique qui est actuellement donné aux étudiants en théologie et aux séminaristes, nous devons conclure que le niveau en est très déplorable. En outre, cette théologie n’est certainement pas conforme à la doctrine catholique, ni au catéchisme. Elle est même formellement contraire aux évangiles.

Ce dernier point ne gênera sans doute guère les théologiens en question, car ce qui compte pour eux, n’est pas l’évangile, mais ce qu’ils en ont eux-mêmes fabriqué sur base de leurs interprétations personnelles, des « convictions modernes » et de la suppression qu’ils ont faite de tout ce qui n’y correspond pas.

Ce n’est pas « parfois », mais toujours que la doctrine catholique a considéré la crucifixion de Jésus comme un sacrifice expiatoire. Une préfiguration importante en est le sacrifice d’Abraham qui, par obéissance à Dieu, fut prêt à sacrifier même son fils Isaac. Abraham devint le patriarche de la descendance qui aboutirait à Jésus, Lui que l’Église appelle entre autres « l’Agneau de Dieu » (représenté en tant que tel sur le tableau probablement le plus célèbre du monde entier, « L’Agneau mystique » des frères van Eyck, que l’on peut admirer dans la cathédrale de Saint-Bavon à Gand). Du temps de Jésus, un agneau fut employé couramment comme sacrifice expiatoire.

Aussi docile que cette victime propitiatoire, le Christ s’est laissé tuer. Contrairement à ce que l’article en question veut nous faire croire, cela ne s’est pas fait « parce qu’Il comprenait qu’Il paierait de sa vie sa façon radicale d’aimer », sans que son Père avait grand-chose à dire à ce propos. Il s’agit là non seulement d’une hérésie, mais en outre d’un charlatanisme théologique d’un niveau puéril. Le Christ a sué sang et eau pour maintenir sa volonté humaine en conformité à celle de son Père. Ce fait est décrit clairement et de façon détaillée dans les évangiles, notamment dans le passage du récit de la passion qui se termine par ces paroles bien connues : « Non pas comme je veux, mais comme tu veux » (Mt. 26:39 ; Lc. 22:42).

Grâce à cet abandon décisif de Jésus à la Volonté de son Père, nous avons été rachetés. En prenant cette décision, Il était pleinement conscient du fait que la souffrance et la mort qu’Il prévoyait, n’étaient pas des effets secondaires dramatiques de son chemin d’amour strictement personnel, mais un élément essentiel et nécessaire de sa mission, en unité obéissante avec son Père. S’Il s’était retiré à ce moment-là, sa vie et sa prédication auraient perdu toute valeur et l’humanité aurait été privée éternellement de la possibilité de la vie éternelle auprès de Dieu. Par sa mort sur la croix, Il a obtenu le pardon de tous les péchés de nos ancêtres et particulièrement de ceux de notre aïeul Adam. C’est ainsi qu’il fut enfin possible de commencer le rétablissement spirituel de la descendance de celui-ci, qui était lourdement marquée physiquement et psychiquement par le péché originel. Telle est la raison pour laquelle l’Église chante pendant la vigile de Pâques : « Qui pro nobis aeterno Patri Adae debitum solvit et verteris piaculi cautionem pio cruore detersit » : « Qui a payé pour nous au Père éternel la dette d'Adam et effacé de son propre sang la cédule des peines qu'avait méritées l'antique péché ».

Dans l’article en question, le Dieu d’Adam, d’Abraham et de Moïse, ainsi que de la tradition catholique, est réduit à un personnage caricatural qui se sent offensé et qui réagit à cela en exigeant un sacrifice « incroyablement grand ». La logique de Dieu, qui dépasse de loin celle des hommes, est ainsi dégradée à un raisonnement théologique puéril qui n’est pas conforme à la réflexion croyante catholique sur Dieu. La Volonté de Dieu ne se nourrit pas de sentiments de vengeance, mais d’un amour infini. S’Il veut un sacrifice expiatoire, c’est que cela est absolument indispensable au rétablissement spirituel de ses créatures bien-aimées. En outre a-t-Il donné à cet effet son propre Fils, qui était, qui restait et qui restera de toute éternité lié à Lui dans un amour parfait.

Cela n’est pas intervenu comme étant un signe de « l’amour de Dieu pour la vie de Jésus », comme si Dieu le Père, du haut de son ciel, était le « supporter » de Jésus et suivait ses comportements d’une attention bienveillante mais passive. On se heurte ici même à une grave contradiction, dans la mesure où cette théologie prétend que Dieu, par amour de la vie de Jésus, n’a rien entrepris pour sauver cette même vie. La question de savoir comment, avec de tels arguments dénués de la logique la plus élémentaire, on croit pouvoir reconduire l’homme contemporain à la foi en Dieu, est un des mystères de ce type d’écrits théologiques modernes. Kristof Struys termine son article par une constatation bouleversante : « Le sacrifice salutaire de Jésus adresse un appel à tout croyant ». Peut-on être plus banal ?

I.V.H.

 

Habemus Papam François

Le FLCR se réjouit, avec toute l’Église Catholique, pour l'élection du premier Pape d'Amérique Latine, en provenance de la partie du monde comptant le plus de catholiques. Nous félicitons les catholiques argentins, chez qui de nombreux jeunes sont très actifs dans les mouvements ecclésiaux, en dépit de la décadence morale qui là aussi est ressentie et se manifeste dans des lois qui menacent la vie et la famille.

Nous reprenons ci-après en grande partie la teneur du texte qui apparaît sur le site de «Kerk in Nood/ Aide à l’Église en Détresse». Ils reflètent parfaitement nos sentiments d'enthousiasme pour cette élection, qui sans nul doute fut inspirée par le Saint-Esprit.

"Le Pape François est un don de la Providence Divine et un fruit de la prière de toute l’Église"

Après des jours de prière et d'attente, durant lesquels, non seulement les cardinaux électeurs, mais aussi toute l’Église, s'étaient rassemblés dans l'Esprit pour le choix du pape, Dieu nous a bénis avec une joie qui anticipe celle de Pâques : 'Habemus papam'. Nous remercions la Divine Providence pour le nouveau chef spirituel de l’Église, le Saint-Père François. Nous demandons que la force et la lumière de Dieu lui soient accordées, et nous confions son pontificat à l'intercession de Marie et aux prières de l’Église.

Nous voulons, tout comme les cardinaux juste après l'élection, promettre au Pape François notre loyauté et notre obéissance, ce qui est l'obéissance à Dieu et à la vérité qui nous est révélée par Lui.

La mission confiée par le Christ à Pierre : 'Pais mes brebis' est précédée par la question du Seigneur : "M'aimes-tu ?" Nous voulons aussi réagir sur cette question, à laquelle la réponse fut : "Seigneur, Tu sais toutes choses, Tu sais que je t'aime."

Nous le faisons comme laïcs qui ont leur tâche et leur devoir au sein de notre Église, par nos prières, par la pleine annonce de l'Évangile d'une façon propre à notre époque, en soutenant les frères et les sœurs souffrants et persécutés à travers le monde entier, et en nous engageant pour la "Culture de la Vie".

 

Quelle est votre identité de genre ?

Si vous devez cocher sur un formulaire la case où il vous est demandé votre sexe, vous le faites sans aucun doute presque automatiquement. Mais si un enquêteur dans la rue vous posait la question de votre "identité de genre", comment réagiriez-vous ? Il y a de grandes chances que vous regarderiez le questionneur avec des yeux écarquillés comme deux ronds de flan. Même si vous avez déjà beaucoup lu ou entendu sur ce sujet, et qu'il vous intéresse peut-être, il est tout à fait imaginable que vous poursuiviez en haussant les épaules ou hochant la tête, ou peut-être en murmurant quelque chose comme "ce ne sont pas vos affaires", ou "de quoi se mêlent-ils encore maintenant ?".

En supposant que vous disposiez de suffisamment d'intérêt, de temps et de patience pour aborder la question posée, ne commenceriez-vous pas la conversation par des questions en retour pour savoir ce que cela signifie exactement et quel est le but de cette enquête ? Que pouvons-nous alors attendre par exemple comme réponse de la part de l'homme ou de la femme, ou du personnage asexué, bisexué, exotiquement sexué ou "transsexuel", ..., qui a été mandaté pour faire ce sondage de rue ? Pour être honnête, je n'en ai aucune idée. Malgré le fait qu'il existe déjà beaucoup de littérature là-dessus, et que cette toute nouvelle "donnée d'identité" soi le sujet central de propositions législatives et même de programmes d'éducation dans certaines écoles hyper progressistes, cela reste un concept très flou avec des définitions diverses. Il suffit de taper ce mot sur votre navigateur pour s'en rendre compte soi-même.

Le concept d'identité de genre est double et nous confronte pour commencer à deux questions. La première est la suivante : quel est le sens en soi, original ou étymologique du mot «gender» ? Dans la langue néerlandaise officielle, ce mot n'existe pas (encore) ? Le néerlandais 'genus' se rapproche probablement le mieux de ce concept. « Gender » est un terme anglais qui désigne le genre des mots et non des hommes (on parle alors de «sex»). La notion « gender » devient encore plus confuse en français, où on la traduit par le mot « genre » qui a beaucoup de significations différentes : il est employé dans la littérature, l’art, la taxonomie, la philosophie, la musique, … Au contraire la division en deux sexes fait partie de la psychologie ou du subconscient humain, ce qui a mené dans beaucoup de langues à une division grammaticale obligatoire, non seulement des êtres vivants, mais aussi des objets et des termes abstraits. Certains mots qui, pour des raisons différentes, n’étaient pas associés à un sexe sont traités dans certaines langues comme « neutre ». On retrouve cette dualité généralisée aussi dans l’idée orientale de « ying » et « yang », qui ont aussi une connotation de sexualité.

Le fait qu'un terme grammatical abstrait est utilisé en relation avec la sexualité humaine concrète est en soi déjà étrange. Encore plus étrange, c'est quand il est combiné avec «identité». Une identité gère normalement des données objectivement déterminables et fixes, qui ont en plus une fonctionnalité sociétale pertinente ou assez importante. Des exemples couramment utilisés sont : la date de naissance, la filiation, le domicile, les études suivies ... : des données objectives et vérifiables donc, qui sont intéressantes pour situer toute personne dans son contexte sociétal. La deuxième question est donc la suivante : de quelle sorte de donnée d'identité est-il question ici: objective, subjective ou fictive ?

Peuvent alors s'ensuivre d'autres questions. Exemple : quel est le but de l'introduction d'une donnée comme l'«identité de genre», à côté ou à la place des données "sexe" habituelles, ce qui jusqu'à présent n'avait pas créé de difficulté au commun des mortels ? Veut-on arriver à ce que sur des formulaires d'inscription, de sollicitation ou autres, la case «sexe» soit remplacée par un certain nombre de lignes sur lesquelles les candidats sont priés d'expliquer leur «identité de genre» ? Va-t-on aussi ne plus s'enquérir de la date de naissance, mais demander : «quel âge vous donnez-vous ?». Ou va-t-on, là où auparavant il fallait remplir l'adresse, devoir décrire son endroit rêvé ? Même les idéologues fanatiques du genre ont sans doute encore suffisamment conscience de la réalité pour voir l'absurdité de tout cela. Que veulent-ils ou que visent-ils ? Luttent-ils pour une société dans laquelle les sentiments subjectifs érotiques et autres prévalent sur des faits biologiquement et socialement établis ? Pourquoi ou dans quel but ?

Mais essayons d'abord de trouver une réponse à la deuxième question posée ci-dessus : de quelle sorte d'identité parle-t-on ? À cette fin, nous allons nous servir de quelques descriptions, que nous avons cueillies au hasard sur Internet (traduit du néerlandais). Selon le site pour jeunes "Gender in de blender" cela signifie: "la manière ressentie intérieurement d'être femme et / ou homme". Selon "Wikipedia" : "Cette identité est donc le sentiment d'appartenir physiquement à un sexe donné, ou psychologiquement et / ou socialement à un genre donné". Pour bien comprendre cette définition, il faut aussi mentionner ce que selon Wikipedia il faut entendre par «genre». Nous citons: «... il s'agit d'un concept politiquement chargé, de sorte que la signification en est instable. Mais dans la définition la plus générale, ce concept se réfère aux accords divers et complexes entre les hommes et les femmes. Cela inclut l'organisation de la reproduction, les séparations dans l'accès au travail et dans le soin des enfants définies par le sexe, et les définitions culturelles de la masculinité et de la féminité». Sur le site de la «Fondation du Gender » de Gand, nous trouvons les affirmations suivantes : « Le sentiment d'être homme et / ou femme dans tous ces aspects est alors appelée identité de genre, ou en d'autres termes, l'identité de genre est la perception mentale d'être homme et / ou femme ». Et : « la formation de l'identité de genre est précédée de bien des choses, c'est un processus long et complexe qui est influencé par des facteurs biologiques, éducatifs et sociaux. Il s'agit d'un processus qui commence dès la conception et se termine à l'âge adulte » .

Nous ne pouvons citer ici tout ce qui a été écrit ces dernières années sur le genre et sur l'«identité» associée. En peu de temps, dans le monde occidental, les associations sur le genre ont apparemment poussé comme des champignons, avec un taux de croissance qu'il est habituel de trouver dans le secteur de l'informatique. En tout état de cause, il est clair qu’il s’agit d’un sentiment ou d'une expérience personnelle qui est «interne». On peut en conclure qu'il s'agit d'un facteur subjectif (donc en fonction d'un sujet ou individu particulier) et pas de quelque chose qui peut être déterminé par d'autres avec une certitude «objective» complète. "Fictif" on ne peut cependant le dire, étant donné que c’est «quelque chose» qui est inhérent à toute personne normale. Chez la grande majorité ce «quelque chose» est en accord avec leur sexualité biologique et les attentes sociétales qui y sont liées. Mais il serait stupide et hypocrite de nier qu'il y a des gens pour qui ce n'est pas le cas. C'est un fait qui, depuis des temps immémoriaux, se produit au sein de l'humanité (comme on peut le déduire par exemple de la Bible). Ce n'est pas là que le bât blesse.

Il est cependant contestable d'attribuer le statut d'«identité» à une donnée subjective. Une telle terminologie affecte le sens de ce mot, comme l'expression "mariage gay" falsifie le sens du mot «mariage». Car il n'est pas question ici d'une "identité", mais d'une "identification", à travers un processus psychologique par lequel on peut adopter mentalement une autre catégorie sexuelle que celle dont on a hérité de par sa nature biologique. Les «transgenres» cherchent à donner aussi une forme physique à cette transformation intérieure de sexe (au prix de beaucoup de douleur et d'argent). Une identité au contraire, au sens habituel du terme, est le résultat d'une combinaison de données objectivement vérifiables, qui rendent possible l'«identification sociale ou la détermination d'identité» de la personne concernée. Les déterminations d'identité sont des éléments clés de la vie sociale. L'un des constituants de base de ceux-ci est le sexe biologique. S'il est remplacé par une donnée subjective interne, cela aura de lourdes conséquences dans la société, depuis les relations familiales jusqu'à l'organisation sociale et la législation. Les processus individuels de changement de sexe entraînent ainsi une répercussion généralisée qui perturbe la structure naturelle de la société et qui peut lui être fatale.

Nous pouvons donc conclure que la dénomination «identité de genre» est une création linguistique artificielle, un mélange de deux termes qui représentent quelque chose différent de ce qu'ils signifient normalement. Quel but vise-t-on ainsi ? Qui y a intérêt ? Quelles sont les conséquences prévisibles ? Pourquoi l'idéologie du genre fait-elle usage de mots dont elle falsifie la signification ? Avec cette dernière question nous approchons du cœur de la problématique évoquée ici. La question du genre est en effet de manière évidente une manipulation idéologique à l'échelle mondiale, soutenue par de puissants groupes financiers. Le concept du « genre » naît avec le féminisme et il a été utilisé pour dénoncer les rôles existants des deux sexes. Ce fut dans une certaine mesure un effort louable, mais peu à peu les bonnes intentions ont été éclipsées par les exigences du féminisme militant actuel, avec en tête le "droit" à l'avortement. Cela a emporté le féminisme tout à fait dans le courant du matérialisme athée, qui veut imposer sa vision au monde, lentement mais sûrement, à travers les médias et leur lavage de cerveau massif, et par les changements qui en résultent dans les lois. Celles-ci sont ensuite glorifiées comme des réalisations progressistes, et la résistance contre elles est accusée, par une terminologie marxiste, de «réactionnaire».

Il est intéressant de noter comment le matérialisme, qui se sert habituellement du darwinisme, se contredit dans ce cas-ci. Selon cette dernière théorie, les «rôles de genre» seraient en effet le résultat d'une évolution spontanée et donc tout à fait «naturelle». L'idéologie du genre, que ce même matérialisme exploite maintenant, contredit cependant formellement cela, car l'on parle ici d'«orientation sociale» et de rôles aisément réversibles. La vérité réside bien sûr quelque part au milieu. De nombreux rôles surgissent spontanément, tandis que d'autres sont simplement des conventions sociales, qui dépendent de facteurs culturels relevant ou non. Mais des vérités, les idéologues manipulateurs n'en ont que faire.

La manipulation des concepts est aussi vieille que l'humanité. Dans le récit de la Genèse, nous lisons comment le diable le démontre aux premiers hommes. Ce qui se passe avec la «manipulation du genre» décrite ici, correspond parfaitement à cette histoire. Dieu a créé l'homme sous la forme de deux sexes, à travers un long processus évolutif. Le but de la sexualité, c'est de transmettre la vie dans des conditions idéales, tandis que cette sexualité naturelle entraîne aussi un modèle naturel des rôles, dans lequel l'homme et la femme sont complémentaires l'un à l'autre. La mission fondamentale de la femme est ici la prise en charge pour la nouvelle vie depuis la conception, et celle de l'homme est de fournir la protection nécessaire et les moyens matériels à cette nouvelle vie et à sa famille. Dans la pratique, il y a évidemment un chevauchement de ces missions, en particulier dans les sociétés ayant un haut degré d'automatisation et d'équipements modernes. Mais un homme ne peut évidemment pas tomber enceint, accoucher et allaiter, alors que la plupart des femmes n'ont pas la capacité physique et mentale de prendre complètement le rôle des hommes d'une manière efficace. Ceci décrit sommairement la réalité naturelle des rôles.

Les personnes qui, pour une raison ou une autre, et pour laquelle on n'a trouvé jusqu'ici aucune explication scientifique convaincante, ne répondent pas ou ne veulent pas répondre à cette réalité naturelle, perturbent l'ordre social qui en résulte. Naturellement la société moderne ne peut réagir, comme dans les temps bibliques, par des mesures intolérantes, et certainement pas d'une manière violente. Cela ne peut que faire le jeu des dérives idéologiques telles que l'idéologie du genre. Elle se sert de cas minoritaires pour entraîner sur une pente tout le système sociétal, sans se soucier de ce que la majorité en pense ou quelles en sont les conséquences. Sa façon de faire s'intègre parfaitement avec le «discours des droits» que nous avons déjà décrit ailleurs. L'évolution en est maintenant suffisamment connue : on crée en premier lieu des libertés sur base de soi-disant «situations d'urgence», après quoi on élève ces libertés au rang de «droits». En ouvrant ainsi la voie, pour que toutes les tendances et comportements déviants ou éthiquement inacceptables soient non seulement tolérés, mais soient aussi juridiquement soutenus.

Ce «discours des droits» est caractérisé par un biais matérialiste typique. Une politique normale de société est basée sur une répartition équilibrée des droits et devoirs, tout en reconnaissant que les deux sont inséparables. Ici cependant, des «droits» sont créés, sans faire mention de devoirs ou responsabilités pour ceux qui vont en profiter. Pire encore, on rattache à ces droits des obligations qui reposent sur les épaules de tiers qui sont chargés autoritairement de les protéger et même de les soutenir. Le résultat de cette révolution sociale et juridique orchestrée, c'est que les droits naturels humains et les libertés les plus élémentaires, notamment le droit à la vie, à la liberté de conscience et le droit à une relation de famille naturelle, sont sacrifiés sur l'autel de droits artificiels, tels que les soi-disant «droits reproductifs (en fait, anti-reproductifs ou contraceptifs)» et «droits des homosexuels» au mariage et à l'adoption.

Des enfants sont donc obligés, bon gré mal gré, de dire «papa» à une femme qui n'est pas leur mère, ou «maman» à un homme qui n'est pas leur père. Les traces qui en resteront dans leur psyché pour le restant de leur vie, les idéologues du genre et leurs acolytes ne s'en soucient pas. La seule chose qui compte, c'est de pousser mondialement le plus possible leur idéologie du genre, de l'holeby et de l'avortement, et de renverser le plus possible les valeurs et les conceptions sociales qui ont façonné nos sociétés et nos structures étatiques, en particulier les chrétiennes bien sûr. Tout citoyen ou citoyenne sera donc finalement soumis à un chantage pour approuver, au moins en apparence, des choses qu'il considère par nature comme anormales, injustes, voire repoussantes, au risque d'une réduction de leur statut social, ou d'être classé comme «pas de leur temps», ou d'être confronté à une action en justice et même au licenciement, comme cela se passe dans les États totalitaires. Ou bien ces idéologues n'ont jamais tiré les leçons de l'histoire, qui montre que la destruction des cultures et des civilisations s'est généralement accompagnée par la perversion sexuelle à grande échelle, ou bien devrions-nous supposer que cette destruction n'est pas leur souci, ou est peut-être précisément leur objectif.

La responsabilité de ceux qui accomplissent la perversion morale décrite ici, ou qui la tolèrent comme si de rien n'était, est accablante et sera sans aucun doute condamnée par l'Histoire. Mais ce sont les générations occidentales actuelles et prochaines qui supporteront la misère sociale et la souffrance innocente qui en résultent.

 

I.V.H.

 

Vivre dans la dignité, mourir dans la dignité ou mettre à mort dans la dignité?

Recevez-vous aussi régulièrement des messages parlant de conspirations internationales et de sombres plans pour la domination du monde ? À côté de spam et de courrier non désiré, se croisent des révélations détaillées, des protocoles et même des prédictions prophétiques à ce sujet, dans toutes les directions, sur le système planétaire d'Internet. Il est impossible pour un citoyen ordinaire d'en vérifier la véracité, d'autant plus qu'il s'agit d'affaires secrètes et de sociétés occultes. La franc-maçonnerie est la cible privilégiée dans cette matière. Mais à leur opposé, circulent également des messages angoissants. À l'intérieur et à l'extérieur des murs du Vatican, certains prélats se concentreraient sur autre chose que des pratiques catholiques.

Nous ne nous sentons pas appelés ou autorisés à pénétrer dans ce paysage d'informations nébuleuses, afin de lever le voile sur un certain nombre d'intrigues secrètes. Les complots sont aussi vieux que l'humanité et - comme la pauvreté, l'ignorance, la soif de pouvoir et d'autres sources de misère – ils feront toujours partie de celle-ci; à ce sujet, il vaut mieux ne pas se faire d’illusion. Il est très probable que ces messages soient plus ou moins basés sur des faits. Mais le risque n'est-il pas grand que nous perdions notre temps à les étudier, et que certaines de ces "informations" furent envoyées tous-azimuts précisément dans ce but ?

On fait donc mieux de se concentrer sur les événements contrôlables, et à partir de là faire une évaluation de l'influence de cellules de pouvoir oui ou non secrètes. Cela peut paraître banal, vieux jeu ou naïf, mais les complots et les sombres manipulations font simplement partie de la bataille séculaire entre le bien et le mal, la donnée fondamentale de l'histoire humaine. A première vue, il semble évident que tout ce qui est bon se retrouve dans le camp perdant. Pourtant, ce duel se poursuit de génération en génération avec des chances variables. Le premier obstacle majeur à la victoire du mal, qui par nature dispose d'un plus grand arsenal (éventuellement secret) d'armes, est tout simplement la réalité créée elle-même.

La réalité observable à laquelle nous appartenons n'est pas un fouillis incohérent, résultant de collisions accidentelles, mais un ensemble de forces dirigées par des lois naturelles fixes. Une des lois qu'il est facile d'établir, est la finitude de l'ensemble des compositions et constructions matérielles. D'autres lois gouvernent la vie, dont elles assurent la préservation à travers des remplacements réguliers. Le résultat est que même les plus rusés tyrans atteignent relativement vite leur terme, et que les structures sur lesquelles ils avaient établi leur pouvoir sont irrémédiablement englouties par le temps implacable. Le bien comme le mal s'efforcent vainement de maintenir leur rayon d’action. Le bien respecte en cela les lois de la vie, tandis que le mal tente de s'y soustraire. Plus fort encore : le mal tente de les remplacer par des lois «humanistes» qui créent des réalités artificielles, adaptées aux rêves maladifs de ses disciples.

Les lois de la nature ont leur prolongement dans les réglementations sociales. Par conséquent, saint Thomas d'Aquin, entre autre, parle de la «loi naturelle». C'est complété par ce qu'on pourrait appeler la loi surnaturelle. Cela comprend les commandements qui règlent les relations entre Dieu et les hommes, et entre les hommes eux-mêmes, autrement dit les Dix Commandements. Ce droit surnaturel prime sur le naturel, de sorte qu'il bannit des sociétés humaines certaines lois naturelles, comme par exemple, la «loi du plus fort». Le mal est, par définition, tout ce qui perturbe la relation entre Dieu et l'homme, tandis qu'il détruit en outre le respect humain mutuel et mène à une détérioration de l'ordre social.

Ce mal polymorphe, nous le voyons aujourd'hui de plus en plus à l’œuvre à l'échelle mondiale, via une stratégie à trois volets. Il utilise ce qu'on appelle de nouveaux concepts scientifiques pour modifier l'ordre naturel selon son gré. En parallèle, il introduit de nouvelles lois fondées sur des «droits humains» artificiels. Enfin, il affecte aussi la pensée religieuse, en s'infiltrant dans les milieux théologiques et ecclésiastiques, à partir desquels il fait régner la confusion nécessaire parmi les communautés religieuses et entre elles. Ceci se passe bien sûr en partie de manière planifiée (par l'intermédiaire des sociétés secrètes mentionnées ci-dessus) et en partie par de petites initiatives non planifiées ou individuelles d'esprits «éclairés» et de leurs partisans. Dans plusieurs articles, nous avons déjà étudié de près la qualité douteuse de cet «éclairage». L'arrière-plan idéologique de tout cela, nous l'avons décrit dans une précédente série de réflexions nommé l'«ARM» : la trinité Athéisme, Rationalisme et Matérialisme.

Le monstre à plusieurs têtes, que nous nommons «le mal», s'est profondément infiltré ces dernières décennies de manière tentaculaire dans de nombreuses organisations nationales et internationales, des institutions et des organisations, depuis l'ONU et la CEDH jusque dans diverses ONG, des partis politiques et même des communautés religieuses. Il y fait usage d'un poison idéologique qui affecte le sens des mots et des concepts. Il a donc bâti et mis en place une toute nouvelle échelle de valeurs, qui peu à peu remplace la traditionnelle, en particulier la chrétienne. Ce processus a déjà tellement progressé dans plusieurs pays occidentaux, que la phase suivante a déjà été déployée : celle de l'introduction obligatoire dans l'enseignement de ces nouveaux concepts, ainsi que l'interdiction de l'usage de termes se référant aux échelles de valeurs traditionnelles et chrétiennes. Un exemple flagrant en est le terme «identité de genre» qui doit remplacer le terme «sexe» dans les manuels scolaires français.

La nouvelle échelle de valeurs de jour en jour plus contraignante, sous-tend toute une gamme de nouveaux droits. Lesquels à leur tour apportent de nouvelles obligations, même pour ceux dont la conscience n'est absolument pas d'accord avec cela. (Cf. nos derniers commentaires sur un récent arrêt de la CEDH). D'abord, de nouvelles libertés sont introduites, qui ensuite, par le biais de mesures de non-discrimination, évoluent de manière presque inaperçue vers de nouveaux droits. Ainsi nous parlons déjà entretemps de «droit à l'avortement», de «droit à l'euthanasie», de «droit à l'homophilie», de «droit à l'adoption gay», de «droit à la FIV», etc. .. sans que personne n'explique sur quoi ces «droits» seraient fondés, sauf sur une idéologie de libre pensée qui petit à petit s'auto-attribue le statut de vérité suprême. Le droit à la vie des êtres humains à naître a donc été mis de côté, pour faire place au droit de mourir pour ceux dont la vie n'est pas de «qualité» suffisante, et au droit de tuer les enfants à naître qui sont ressentis comme une menace pour la «qualité de vie» de leur mère, de leur père ou des deux. Les personnes âgées vulnérables qui sont dans une situation similaire à l'égard de leurs enfants, seront de manière logique tôt ou tard soumis au même sort. Des institutions subventionnées assurent entretemps la formation spécialisée des candidats pour accompagner et exécuter ces meurtres légalisés.

En conséquence, l'échelle de valeurs en usage a conduit à de nouveaux objectifs finaux, tels que «mourir dans la dignité» et «enfants désirés». Dans ce contexte, «être désiré» est synonyme de «être digne». La mort est «digne» si elle est souhaitée (ce qui implique que les décès non souhaités - de loin, encore toujours la grande majorité – sont tous «indignes»). De même, les enfants désirés sont dignes de vivre, tandis que les non souhaités sont trouvés dignes de mourir. Le droit fondamental à la vie, est remplacé par le «droit de tuer» les indésirables qui ont le malheur de ne pas être en mesure de se défendre. Ceux-ci sont, comme déjà dit, dès à présent l'enfant à naître, et bientôt peut-être aussi ceux qui, au sommet de la pyramide des âges inversée, sont une charge trop lourde.

En écrivant cet article, nous est parvenu le message que "la fille aînée de l'Église" (la France) a accouché d'une loi qui légalise le mariage gay, en dépit de la protestation massive contre ce projet, même par des homosexuels connus. La France est donc la suivante dans une série croissante de pays européens, qui traduit dans un texte de loi la dégradation formelle de la signification et du but social du mariage. Cet effet domino est rendu possible par le silence et même l'exemple coupable de politiciens «chrétiens démocrates». Nous pensons ici par exemple. à M. Wilfried Martens, qui navigue actuellement dans sa troisième union nuptiale, comme si ceci était la chose la plus naturelle du monde dans le chef de l'ex-président d'un parti flamand de la famille, actuel Président du Groupe du PPE qui réunit les chrétiens-démocrates européens. Mais dans le petit monde des politiciens, des dignitaires et des célébrités, il y a bien sûr beaucoup d'autres exemples de comportements inconséquents.

En conclusion, nous pouvons dire que les forces du mal ont progressé dans notre système mondial actuel. Peut-on encore les stopper? Quels moyens de défense efficaces avons-nous pour cela? En voici déjà trois:

- Le premier est de dénoncer ouvertement et avec vigueur tous ces concepts artificiels et ces déviations de valeurs, à travers tous les canaux à notre disposition.

- Une deuxième possibilité d'action est de nature juridique. Nous devons insister sur une réglementation internationale qui oblige les pays à intégrer la clause de conscience dans les lois sur les questions éthiques qui entrent en conflit avec les convictions de conscience et d'éthique d'une partie importante de la population. Les fonctionnaires, pour lesquels les nouvelles lois éthiques seraient inacceptables en conscience, pourraient s'en prévaloir. Une telle clause est en fait une nécessité pour maintenir en vigueur le droit fondamental à la liberté de conscience en pratique (et pas seulement en théorie).

- Le troisième moyen de défense est l'«arme secrète» du christianisme : la prière. Il est probablement le plus sous-estimé, mais l'histoire du christianisme et nos expériences personnelles nous enseignent combien la prière peut être puissante. Surtout si elle est une prière de «qualité», portée par la confiance croyante, un grand amour pour nos frères et sœurs égarés et une préoccupation profonde pour les victimes innocentes de la «nouvelle éthique».

I.V.H.

 
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